dimanche 30 décembre 2012

Cyberoffensive dans l'exercice Velayat 91


La marine iranienne aurait intégré un exercice de cyberdéfense dans son exercice (en cours) Velayat 91.  Ce qui est intéressant, c'est que la cyberdéfense est travaillée dans le cadre d'un exercice de plus grande ampleur. Il ne s'agit pas de cyber envisagé uniquement contre le cyber. Au passage, cela permet de dire au monde que l'Iran dispose de capacités offensives et qu'il développe des softs pour "contrecarrer" l'attaque. Ceci constitue sans doute un nouvel épisode de la dialectique dissuasive entre l'Iran  et les Etats-Unis.

(c) US DoD
Le porte-parole des manœuvres spécialisées "Velayat 91"de la marine iranienne a fait part du test réussi de la guerre cybernétique active, effectuée, lors des manœuvres. L’amiral Amir Rastegari a indiqué, samedi soir, lors d’une interview avec l’agence d’information internationale Tasnim, que l’exercice de la guerre cybernétique active a eu lieu, pour la première fois, et avec succès, lors des manœuvres "Velayat 91".  «Dans cette simulation de guerre cybernétique, des hackers de la force attaquante pénétraient les réseaux de leur cible d’attaque, alors que le groupe cybernétique des forces navales de l’armée iranienne, qui s’était informé de cette pénétration, a contrecarré l’attaque, avec ses soft-wares nationaux», a-t-il précisé, ajoutant qu’au deuxième jour des manœuvres "Velayat 91", l’opération des forces de l’armée iranienne, face aux forces assaillantes fictives, a été effectuée, avec succès, tandis que le sous-marin «Tareq» chassait les unités assaillantes.  Lire l'article sur IRIB.



91 correspond à l'année 1391 du calendrier persan.

L'arme absolue ? le dossier EMP d'AGS suite (3/3)

La suite et la fin du dossier EMP sur AGS

(c) US Navy

Billet 6 : Une attaque EMP contre l’Iran ? Pas si vite… par Zone d'intérêt
En septembre dernier Le Monde.fr et l’AFP se faisaient l’écho d’un article publié par un organe de presse israélien, dont l’auteur invitait à utiliser une attaque EMP de grande ampleur pour détruire le programme de recherche nucléaire iranien. L’auteur de l’article, Joe Tuzara, présentait la possibilité pour Israël d’employer un missile balistique Jericho III emportant une charge nucléaire pour déclencher une impulsion électromagnétique à haute altitude au-dessus de l’Iran et ainsi endommager les systèmes électroniques employés dans le cadre de son programme nucléaire expérimental. Lire la suite.

Billet 7 : Cyber-électromagnétisme : la difficile frontière par EGEA

Ce billet, un des derniers de notre thème du mois sur les EMP, cherche à démontrer qu’il y a une incontestable confluence entre l’espace électromagnétique et le cyberespace. Pourtant, ils ne sauraient être confondus. L’espace EM a d’abord été utilisé pour ses ondes, et leur capacité à transporter de l’information. Lire la suite. 

mercredi 26 décembre 2012

L'arme absolue ? le dossier EMP d'AGS suite (2/3)

La suite du dossier EMP dont je vous parlais vendredi dernier. Après des premiers billets traitant de l'existant, les derniers billets nous amènent dans la prospective avec brio... et ce n'est pas terminé !

(c) NASA

Billet 3 : « HANDs up », satellites ! Ou comment mettre à bas la puissance spatiale par Guilhem Penent :
Pour les puissances dépendantes des systèmes spatiaux, le scénario décrit par la Commission Rumsfeld en 2001 a tout du cauchemar. Il suppose qu’un « État voyou » nucléarisé, comme la Corée du Nord, celle-là même qui la semaine passée a réussi pour la première fois à placer un satellite en orbite à l’aide de sa fusée Unha-3, puisse un jour se sentir à ce point menacé qu’il soit prêt à opter pour une attaque indirecte de type HAND – « High Altitude Nuclear Detonation », explosion nucléaire à haute altitude. Prenons donc de la hauteur, disons l’orbite basse et au-delà, et étudions de plus près cette question…

Billet 4 : Cinétique et non-cinétique : ce que sera (peut-être) la cyberguerre par Si vis pacem :
“We have to understand better the electromagnetic spectrum. Cyber, our radar and communication, everything. If you control the electromagnetic spectrum, you control the fight”. [1] Contrôler le spectre électromagnétique serait donc devenu le saint Graal des forces armées américaines. Partant de cette hypothèse, cet article se demande, à travers un scénario fictif, quelle pourrait être la réaction de la Maison Blanche face à une cyberattaque dont les conséquences, sur l’une de ses infrastructures critiques, seraient majeures ? Lire la suite.

Billet  5 : La nouvelle frégate Gloire : entre cuirasse et armes électromagnétiques par Marquis de Seignelay :
Les armes à énergie dirigée promettent quelques applications pratiques très intéressantes en matière de combat naval. Un article publié simultanément sur le Fauteuil de Colbert tente de présenter une remise en perspective du combat naval où la question posée est : couler le navire adverse est-il l’objectif ? La tentative de réponse oscille entre le « il a fallu attendre que ce soit possible techniquement » à « politiquement ce n’est pas forcément souhaitable ». Bien entendu, une perspective aussi sommaire ne peut qu’être insatisfaisante. Lire la suite.

mardi 25 décembre 2012

La fin de la civilisation : Une seconde après l'EMP.


"Une seconde après" est un ouvrage de William R. Forstchen qui traite de la destruction systémique de la société américaine (la fin du monde ?) et plus largement du pays sur ses bases actuelles, à la suite d'une attaque nucléaire. Une attaque nucléaire asymétrique est la base de ce scénario apocalyptique. Trois bombes atomique tirées au-dessus des Etats-Unis induisent un effet électromagnétique (IEM) qui détruit toute l'électronique. Et, l'électronique est presque partout : voitures, médias, télécommunications terrestres et par satellite, matériel de santé, matériel de navigation, régulation des transports, régulation de l'énergie. En quelques secondes, la société revient à un stade de développement compris entre le néolithique et le début du XXème siècle !

vendredi 21 décembre 2012

L'arme absolue ? le dossier EMP d'AGS

L'alliance géostratégique renoue avec des publications thématiques. Il s'agit  cette fois de l'usage des armes électromagnétiques dans la guerre. 

Introduction par Si vis pacem :
L’année 2012 est en train de s’achever. Elle vit même, peut-être,  ses dernières heures ! Dix jours avant le 31 décembre ! Plus sérieusement, l’Alliance géostratégique vous propose de passer les fêtes en sa compagnie et de la meilleure manière : être avec les siens, profiter des agapes, faire une pause bien méritée tout en continuant à nourrir les neurones ! Lire la suite.

Billet 1 : Electromagnétisme : cela sert aussi à faire la guerre

L’usage de l’électromagnétisme dans la guerre est courant depuis qu’il existe. Le but de ce court billet est de présenter une typologie de l’usage de l’électromagnétisme dans la guerre. Historiquement, il existe deux moyens principaux de transmettre des ordres à distance : l’acoustique (la voix) et l’électromagnétisme. Le second domaine domine maintenant les champs de bataille. Lire la suite.


Billet 2 :  Une seconde après l’EMP : la fin de la civilisation !
« Une seconde après » est un ouvrage de William R. Forstchen qui traite de la destruction systémique de la société américaine (la fin du monde ?) et plus largement du pays sur ses bases actuelles, à la suite d’une attaque nucléaire. Une attaque nucléaire asymétrique est la base de ce scénario apocalyptique. Trois bombes atomique tirées au-dessus des Etats-Unis induisent un effet électromagnétique (IEM) qui détruit toute l’électronique. Et, l’électronique est presque partout : voitures, médias, télécommunications terrestres et par satellite, matériel de santé, matériel de navigation, régulation des transports, régulation de l’énergie. En quelques secondes, la société revient à un stade de développement compris entre le néolithique et le début du XXème siècle ! Lire la suite.

Bonne lecture et à demain, après la fin du monde...

dimanche 16 décembre 2012

Fin d'un monde ? Vers une fracture d'Internet entre le "monde libre" et les autres...

Après deux semaines de tractations ouvertes à Dubaï, le 14 décembre 2012, un nouveau traité international sur les télécommunications a été signé sous l'égide de l'UIT, la plus vieille organisation internationale, actuellement rattachée à l'ONU. La France n'a pas signé ce traité qui entérine la division du cyberespace, entre "le monde libre" et les autres...




Ci-dessous une partie du communiqué de presse de l'UIT que vous pourrez lire dans son intégralité avec l'accès à des ressources intéressantes :
Dubaï, le 14 décembre 2012 – Au terme de deux semaines de négociations intenses, les délégués venus du monde entier ont adopté un nouveau traité international qui contribuera à ouvrir la voie vers un monde hyper-connecté dans lequel tout un chacun, où qu'il soit, profitera de la puissance des technologies de l'information et de la communication (TIC).
Plus de 2 000 délégués étaient inscrits à la Conférence, organisée par l'UIT à la demande de ses 193 Etats Membres en vue de renégocier leRèglement des télécommunications internationales (RTI), traité international ayant force obligatoire conçu pour faciliter l'interconnexion et l'interopérabilité des services d'information et de communication dans le monde, leur fonctionnement efficace et leur large disponibilité pour le public.
Ce traité expose les principes généraux qui garantissent la libre circulation des informations dans le monde. Le texte contient de nouvelles dispositions qui mettent tout particulièrement en avant les mesures qui seront prises pour aider les pays en développement, promouvoir l'accessibilité pour les personnes handicapées et garantir, pour tous les peuples, le droit à la liberté d'expression sur les réseaux TIC.
Au nombre des autres dispositions novatrices, une Résolution vise à établir un numéro unique harmonisé à l'échelle mondiale pour l'accès aux services d'urgence, un nouveau texte impose plus de transparence en ce qui concerne les prix de l'itinérance mobile et de nouvelles dispositions visent à améliorer l'efficacité énergétique des réseaux TIC et à contribuer à réduire les déchets d'équipements électriques et électroniques.
Des questions très sensibles ont donné lieu à de longues discussions à la Conférence: la sécurité des réseaux, les contenus non sollicités envoyés en masse comme le spam par courrier électronique, la définition de ce qu'est une entité fournissant des services au sens du traité, le principe d'accès non discriminatoire des pays aux réseaux des autres pays et l'opportunité de faire mention de la liberté d'expression dans le Préambule du traité.
Jeudi, le Président M. Mohamed Nasser Al-Ghanim (Emirats arabes unis) est parvenu à faire sortir la Conférence de ce qui semblait alors être une impasse, après que les discussions qui s'étaient poursuivies tard dans la nuit le mercredi 12 n'avaient pas permis d'avancer sur les tous derniers points d'achoppement. Revenant en séance jeudi soir après une reprise tendue des négociations plus tôt dans la journée, M. Al‑Ghanim a présenté un nouveau document regroupant tous les textes de compromis acceptés, qui avaient été négociés de haute lutte, section par section, au cours des deux semaines précédentes par la Commission 5, les groupes ad hoc et les groupes informels.
Le Secrétaire général de l'UIT, le Dr Hamadoun Touré, a qualifié la signature du traité cet après-midi de "tournant et occasion historique d'offrir une connectivité aux deux tiers de la population mondiale qui n'est toujours pas connectée."
S'adressant aux délégués rassemblés à la cérémonie de clôture cet après-midi, il a déclaré: "En vous remémorant aujourd'hui ces très longues journées passées à travailler d'arrache pied, vous pouvez marcher la tête haute, fiers de ne pas avoir cédé à l'adversité et d'avoir accompli votre mission." Il a ajouté qu'il regrettait que certains pays aient refusé jusqu'à maintenant de ratifier le traité et espérait que l'UIT continuerait à travailler de façon constructive avec ces nations pour bâtir l'avenir.
Le Dr Touré a rendu hommage à M. Al-Ghanim pour la manière remarquable dont il a assuré la présidence de la Conférence et la réussite dont il a fait preuve pour arbitrer des discussions souvent difficiles en lui remettant la Médaille d'or de l'UIT, la plus haute distinction de l'organisation. "M. Al-Ghanim a joué un rôle crucial dans les travaux de la Conférence. Il est parvenu à garder son calme et son sang-froid tout au long des journées et des nuits que nous avons passées à travailler ensemble et il a incarné de surcroît l'une des valeurs fondamentales de l'UIT, à savoir la recherche du consensus général", a déclaré le Dr Touré.
M. Al-Ghanim a évoqué l'immense défi que représente la révision de ce traité adopté il y a 24 ans pour faire en sorte qu'il soit pertinent pour les générations futures d'utilisateurs des TIC, dans un environnement des TIC extrêmement novateur et de plus en plus mondialisé et concurrentiel.
"Nous sommes venus à cette Conférence avec des vues très divergentes. La situation du marché est très différente d'un pays à l'autre, mais nous comprenons tous à quel point les TIC seront déterminantes pour le développement social et économique dans les différents pays. Même si nous ne sommes pas arrivés à un consensus universel, je suis persuadé que nous avons néanmoins fait un grand pas en avant en parvenant à un accord aussi large, et je suis sûr que ce nouveau RTI ouvrira la voie à un environnement meilleur, mieux connecté et plus équitable pour tous."
Parmi les conférences habilitées à conclure des traités, la CMTI-12 a été l'une des plus ouvertes jamais tenues, avec une diffusion en direct et en différé sur le web et un sous-titrage en anglais de toutes les séances de la commission chargée des questions de fond (Commission 5 – Examen) et les séances plénières de la Conférence. La Conférence a suscité un intérêt médiatique fort et a fait l'objet d'un point médias chaque jour, accessible via la plate-forme Adobe Connect.
Que dire de ce traité :
L'article 1 d'introduction reste somme toute classique.
L'article 2 nous offre des définitions classiques mais qui méritent d'être rappelées sur ce que sont les télécommunications d'Etat ou de service, par exemple.
L'article 3 traite de la qualité de service du réseau international.
L'article 4 parle des services internationaux de télécoms et notamment d'itinérance, bien développée depuis le dernier traité.
L'article 5 traite de la sécurité de la vie humaine et de la priorité des télécommunications, en particulier des numéros d'urgence. Les pays s'engagent à empêcher la propagation des communications non sollicitées envoyées en masse (spams, DOS, DDOS, etc.). Ceci ouvre la porte à la censure étatique sur les réseaux et au contrôle étatique de masse de ceux-ci. Ceci implique qu'un pays qui ne respecterait pas cette clause lors de transit de données de masse pourrait être considéré comme coopérant et en subir des conséquences (non décrites dans le traité) au plan international. La question du transit de données visant à contribuer à un usage guerrier n'est pas clairement abordé, notamment pour les parties neutres à un conflit. L'Etat A attaque l'Etat C via l'Etat B, dans le cadre d'une agression. L'Etat B qui aurait signé ce traité est-il neutre s'il laisse transiter les données ?
L'article 6 aborde les problèmes de tarification.
L'article 7 est controversé. Il s'agit de la suspension et la reprise des services qui doit être déclaré par l'Etat en question à l'UIT. Celle-ci diffuse aux autres Etats cette information. Ceci autorise chaque Etat, partie contractante, à faire ce qu'il veut sur les réseaux (nationaux ou non) présents sur son territoire avec pour seule contrepartie une simple déclaration. Les conséquences commerciales et politiques de cet article sont non négligeables.
L'article 8 traite de la diffusion d'information par l'UIT. Le 8A, non contraignant, incite les membres à l'efficacité énergétique et au traitement des déchets et le 8B est sur l'accès des handicapés aux télécoms. 
L'article 9 présente les dispositions particulières et dérogatoires.
L'article 10 précise que le traité entrera en vigueur au 1er janvier 2015 (pour les Etats signataires au nombre de 89 actuellement sur 193) et que les réserves d'un Etat n'oblige pas les autres Etats.
En définitive ce traité montre un certain retour de la souveraineté des Etats sur les réseaux, du contrôle des réseaux par les Etats et un affaiblissement de la gouvernance internationale (actuellement dominée par les Etats-Unis et leurs alliés de la zone atlantique nord principalement). La liste des réserve montre le retour en force du politique dans la gestion des réseaux. Finalement, n'est-ce pas un retour d'une certaine guerre froide d'un nouveau genre sur les réseaux entre le monde libre (ou libéral ?) et des puissances plus ou moins autoritaires ? L'avenir le dira.
Pour finir sur une note plus optimiste, quelques statistiques sur les réseaux :

samedi 8 décembre 2012

13 décembre : Café stratégique avec Patricia Allemonière, reporter de guerre

•••••••••• Jeudi 13 décembre ••••••••••
de 19h à 21h

Notre 20e Café stratégique recevra Patricia Allemonière,
 grand Reporter, chef du service Etranger-Défense de TF1 et LCI .

 
Venez écouter, débattre, questionner…

______ 
Café Le Concorde, 239 boulevard Saint-Germain, 
75007 Paris métro Assemblée nationale
Prochain café stratégique : jeudi 10 janvier 2013.

jeudi 6 décembre 2012

RDN en décembre : un numéro spécial renseignement

La Revue défense nationale termine l'année avec un numéro spécial renseignement. Beaucoup d'articles intéressants sur ce sujet qui sera sans doute à l'honneur dans le futur Livre blanc. A lire une recension sur les 36 stratagèmes de la guerre électronique


dimanche 2 décembre 2012

Excellent 2S : Austerlitz une grande victoire !

Un très court billet pour souhaiter un excellent 2S aux Cyrards, Français ou étrangers, où qu'ils se trouvent dans le monde, en école, dans leur garnison ou en opérations, dans la vie civile ou en poste à l'étranger.
Les Saint-cyriens fêtent tous les ans l'anniversaire de la bataille d'Austerlitz (2 décembre 1805), une grande victoire française, peut-être la plus brillante de notre histoire.


Alors pas de repentance et de mauvais débats sur le rôle de Napoléon dans les colonies, pas de polémiques sur le Premier consul qui solde l'héritage de la révolution en se faisant sacrer empereur des Français, comme pour l'inexistant anniversaire des 200 ans d’Austerlitz, juste le souvenir de la France débout face à une imposante coalition de puissances ! 
En définitive, excellent 2S !

Lire le message de la Saint-Cyrienne.

Sur Twitter #2S pour la journée.