samedi 14 février 2015

Du combat radio-électronique à la bataille de Marioupol ?


Article du 01/02/2015.
Depuis 8 jours, la bataille de Marioupol (Ukraine au moins pour encore quelques semaines ?) a commencé avec des combats d'infanterie et des bombardements violents. Les séparatistes ou autonomistes pro-russes cherchent à s'emparer de la ville. Si l'on dépasse l'observation des manoeuvres classiques au cours d'un combat principalement terrestre, certains observent une recrudescence de l'usage des drones et ... d'attaques électroniques. Si les drones sont maintenant bien ancrés dans les usages guerriers, les doctrines et l'imaginaire collectif de ce début de 21ème siècle, le brouillage des communications ne l'est manifestement pas complètement. Pourtant la doctrine soviétique était déjà claire, il y a 30 ans et tout le monde ne l'a pas oubliée...
"Pour mémoire, c’est surtout au niveau tactique qu’ils [les soviétiques] développent la guerre électronique par le concept de combat radio-électronique : la doctrine de l'Armée rouge prévoyait, en complément de l'artillerie, l'utilisation massive du brouillage terrestre pour neutraliser une partie significative des forces de l'OTAN." (cf.  Attention : cyber !)

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dimanche 1 février 2015

Il faut lire Combats asymétriques en Afghanistan !

Le 11 septembre 2001 a entrainé une nouvelle guerre en Afghanistan qui s’achève pour les forces françaises fin 2014. De ces années d’engagement controversées, qu’en reste-t-il ? Une première réponse qui dépasse ce simple cadre nous vient du colonel Gilles Haberey.
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L’ouvrage Combats asymétriques en Afghanistan est préfacé par le général d’armée Bosser, chef d’état major de l’armée de Terre qui relève que chacun des enseignements contenus dans l’ouvrage « trouve en réalité un nouvel écho dans les fondamentaux des engagements opérationnels que l’armée de Terre conduit aujourd’hui dans d’autres régions du monde ».
Le livre est construit comme une mission avec trois grandes parties, la préparation (Le temps d’avant), l’exécution de la mission (Le temps de l’action) puis la remise en condition et l’évaluation (le temps d’après). La phase de préparation est détaillée ce qui constitue une mine d’informations pour qui ne connait pas les méthodes de préparation opérationnelle d’une unité. Le rôle de la préparation morale et intellectuelle apparaît comme fondamentale, ce que l’on enseigne depuis longtemps dans les écoles militaires mais qu’il est toujours bon de rappeler. Ceci est d’autant plus significatif que le bataillon est confronté à une insurrection et aux difficultés inhérentes à la guerre au sein des populations. Le souci d’associer les proches et les élus par des actions concrètes a fait parti intégrante de la préparation du bataillon «Wild Gease » (cérémonie de création à Clermont-Ferrand le 26 novembre 2011 dont l’ordre du jour est annexé). La préparation technique et tactique est évoquée. Elle fut longue, de plusieurs mois, et menée avec une rigueur sans rigorisme. La partie sur la préparation morale au combat est fondamentale, que ce soit le fait de devoir donner la mort, de la recevoir, …